Dans la suite de mon précédant article sur le writoberae, cette fois-ci un texte sur le thème de la nuit. La nuit est un moment que j’affectionne tout particulièrement, les sens sont en ébullition et notre ressentiment en ressort completement différent. La perception des sons, des odeurs est comme démultipliée mais également le sentiment de sécurité ou inversement d’insécurité. Ce moment dans ce lieu calme, dans un poumon de verdure.

Malgré mon masque obligatoire, je sent la nuit tomber et s’installer. Avec elle, un autre monde commence. Il fait légèrement humide, cette humidité importante en ville. Mes pas sont légers et pourtant j’en entend le déroulé. Celui là même qui me fais défaut dans la journée, le soir je suis plus à même de décelé mon pas handicapé. Le sol est granuleux mais bien désherbé, donc j’ai la démarche assurée. J’hume et je perçoit l’herbe humide qui borde l’allée.
Qui du mulot des champs ou de l’hérisson viendra en premier à ma rencontre. Je m’enfonce encore et j’écoute le moindre indice. Ah tiens, un bruit de feuille, peut-être monsieur râleur. Je l’appelle ainsi car il n’est pas rare de voir le rongeur a piquants venir nous taper un brin de communication non verbale. Que me racontes- il ? Qu’il est content d’avoir encore à manger ? Ou qu’il s’inquiette de la disette hivernale ? Je n’en saurai jamais rien. Les oiseux sont nichés, sauf les chauves souris qui s’en donne à coeur joie entre l’épicéa et les magnolias. Comme un ballet, elles m’accompagne un moment.
La lune est au rendez-vous, les montagnes se dessinent comme sur une toile de maître. La haut, la saison se prépare. On peut voir quelques soir, les lumières de la station. Comme des fourmis qui s’affairent à leurs taches immuable.

Je sens l’odeur du conifère du coin, une odeur tellement agréable et repérable. Je me questionne si tout en haut de celui-ci, les processionnaires sont encore là. la fragrance est plus prononcée lorsque ses larges branches basses sont remplie par la pluie. Cette pluie, ou plutôt cette eau, que j’aime sentir aussi sur la pelouse, quand elle se déverse comme une brume légère. Je ressort plus loin, l’odeur de l’humus aux pieds des arbres, on se croirais presque dans un bois, si on ferme les yeux on pourrai se transporter en pleine forêt de Senart. Mais non, ici grenoble intra muros. Le soir est dénudé ( en temps ordinaire ) de toute odeur de pollution, le trafic se calme, le calme s’installe, la nuit m’entoure de son doux manteau, et m’accompagne en toute conscience réciproque avant que je retrouve les lueurs de la ville, la température des murs rechauffe un peu encore l’atmosphère, et je sort peu à peu de cette léthargie de cet agréable moment.

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