writoberae – Le coin du feu


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Nous revoila avec un thème du writoberae, proposé par l’autrice  Amélia Pacifico. le sujet du texte de ce jour est ” Décrire la vie, une situation, un lieu du point de vue d’un objet .


J’ai passer tant d’année au coin du feu, que je pourrais vous dire presque toutes les misères et bonheurs qu’a traverser cette famille. L’âtre est grand, le fauteuil à bascule râleur et chaleureux est toujours là, la couseuse aussi, la vielle pipe et la blague a tabac sont encore posés sur le bord de l’âtre.

J’ai du voir, trois peut-être quatre générations de la même famille, des personnes bien qui ont su prendre soins des uns et des autres et des anciens, nous les vieux objets que personne n’aiment en général.

Je suis en bois, j’ai dans mon essence une note de royauté, j’ai été façonné a l’ancienne, et j’ai été usé dans les mains de Pierrette qui attendais patiemment que son potage mijote sur la crémone. j’ai entendu des aïe, des ouilles et des pleurs, Je sens encore cette bonne vielle odeur qui parfumais la maison.

Pierrette aimais beaucoup passer du temps avec moi, ce fameux temps qu’elle disais perdre dans sa tête. Je l’entend encore râler contre François, car il a fait couler de l’huile en rechargeant les lampes, la briquette en portera a vie la trace.

Maintenant, Pierrette c’est endormie pour toujours dans le fauteuil, son époux est parti bien plus tôt d’une maladie qui le faisais tousser. Je suis le témoin du temps, anonyme et pourtant si rassurant. La cuisine est restée intacte quand la petite fille est revenue pour s’installer ici, j’ai été relégué pas tres loin du chevalet au coin du feu, je maintient toujours la toile sur laquelle est piquée l’aiguillée.

A la place des copines lampes a huile, j’ai vu des fils passer au plafond, on appuie sur un bouton et la lumière jailli. Forcement en étant plus au courant, eux sont moins bavards. L’odeur du feu est encore là, comme si c’était mon viel ami. La table et l’armoire ont été décrassées de leur couche épaisse de suif. Jeanne a pris soin de passer de la térébenthine et de la patine. Heureusement que j’ai encore l’odorat, car sinon ce vieux vaisselier me fera encore du charme , il est atteint de la maladie qui nous bouffe la mémoire. Moi c’est la vue, mais c’est comme ça, je reconnais le bougre qui se fait passer pour un jeune pour espérer avoir mes charmes.

  • Hey, toi, je suis vielle tu ne me reconnais donc pas ? on a passer du temps ensemble avec Pierrette !

Il en a vu passer aussi celui là, les guerres, les cachettes des petits, les trésors cachés. Vieux un peu rabougri grincheux et grinçant mais toujours debout. C’est pas donner à tout le monde. Nous sommes une famille.
Il sent encore la naphtaline que Pierrette prenais tant soin a mettre dans des petits sachets brodés. Qu’est ce que j’aimais supporter le point compté au coin du feu. Ca me manques, Jeanne n’a plus cette habitude, je me sens seule entre les chutes de lin et de toile. J’ai avec moi, l’étui à aiguille que Pierre avais sculpté, nous sommes avec la cousette qu’il avais tant aimé choyer pour sa douce aimée. chaque strie du bois se souvient, de la patine, de la caresse de ses doigts charnu , de la sueur de son front. La cousette me disais souvent, Pierre a des doigts en or, rugueux pour accrocher les outils et doux pour le traitement. Mais tendre avec sa bien aimée. Le temps passe et les murs se souviennent….

Par priscille

Fondatrice de l'Association Entre4roues,

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