La parole ne reflète pas tout le temps le degré de handicap.

Je pense donc je suis …

By priscille vigneron

Beaucoup de personnes handicapées sont confrontée à des problèmes de communication, est ce pourtant qu’ils sont dans un état végétatif ? Non bien-sur ! Il faut prendre en compte la perception et le libre accès de notre cerveau à notre banque de donnée. Des fois c’est comme avoir une voiture, et ne pas savoir s’en servir. On re-deviens un cerveau tout vierge et il faut tout apprendre. Nous avons plusieurs moyens de compenser  pour continuer à vivre sans être infantilisé.

Dans beaucoup d’établissement sociaux, nous remarquons que la personne handicapée est infantilisée. C’est encore plus concret, dès lors que la personne est aphasique.

L’accident vasculaire cérébral est la cause d’aphasie la plus visible aux yeux de tous, et pourtant. On doit tout réapprendre mot par mot, geste après geste. Il en résulte une grande frustration de la personne et aussi des moyens de maltraitance du personnel soignant ou aidant. Malheureusement, le temps manque à tout le monde, et la personne n’est pas forcément à l’écoute des personnes concernées. Un peu d’explication vaut mieux qu’une grande bataille, voici quelques pistes et d’idées  selon certaines pathologies ( liste bien évidement non exhaustive)

“Je ne comprend pas, tu ne parles pas, tu n’écris pas, tu comprends rien…”

Bienvenue dans le monde de la différence

 

Ce qui m’interpelle, c’est cette double pensée. Un syrien ou un coréen utilise une écriture différente, et pourtant aucune personne ne ce monde viendrais à traiter le peuple de ses deux pays (parmi tant d’autres) de peuple simple d’esprit. 

 

Il y à pas si longtemps, la langue des signes (LSF) était encore interdite !! On disait alors que les gens ne pouvais pas respirer en signant ou encore était simple d’esprit parce que la langue est fait de signes simples. Et pourtant, de grandes personnes sourdes ( et rarement muettes comme l’usage persistant ). Bien entendu, nous évoluons un peu, juste un peu comme en témoigne Mélanie sur sa chaîne ‘ la fille sourde qui parle”.

 

Pour beaucoup, l’écriture est encore le moyen le plus accessible de communiquer, et pourtant là aussi, un enfant non verbal est mis de côté à l’école, il faut se battre régulièrement pour ses droits. Pourtant la base la plus simple est l’apprentissage et l’instruction. Les parents et l’école sont les premiers acteurs dans la construction du futur adulte en devenir.

 

Je suis légitime dans ce que je fais

Ca fait un moment que je donne des idées, des conseils, sur tel ou tel sujet, on à il me semble toujours plaisir à venir me trouver pour égayer une situation inextricable. Si je ne trouve pas la situation, je fouine, je gratte, je furète. J’adore chercher la petite bête, même si des fois je me perds-moi même, j’ai l’impression que je suis née pour ça. Après, tout le monde se pose la question, est ce que j’ai le droit, est-ce que je suis capable de faire, est-ce que je suis capable de me lancer dans ce projet qui me tiens à cœur ?

Je cherche par tous les moyens possibles, de me rendre utile et faire grandir l’association que j’ai creer il y a 16 ans cette année, pas une association pour moi ou ma famille, mais une association pour aider les autres, parce que mon parcours peut servir, je le ferais. Car j’ai bien trop de rage, mais je suis pour moi vielle et mon handicap, bah c’est un handicap. Écrire je le peux, soit quand ça va pas trop mal comme vous et sinin avec un logiciel de dictée vocale. 

J’aime écrire, je ne vois pas pourquoi, malgré certaines fautes dù sûrement a une dys non diagnostiquée via ma paralysie cérébrale, je devrais être en plus non communicante. M’exprimer, c’est aussi  pour moi la possibilité de laisser une trace, d’être existante. Je deviens pour beaucoup le soutien auprès des parents que les miens n’ont pas eu. Maintenant j’en suis sure !!

 

Les pictogrammes sont aussi un moyen intéressant, pour les personnes IMC (Infirme Moteur Cérébral) les gestes sont difficile et l’aphasie fatigue au quotidien. Également pour la rééducation des personnes ayant eu un AVC ( accident vasculaire cérébral). Ils font partis de notre vie et bien nombre de personnes le refuse quand on parle de handicap. On va au WC, c’est un pictogramme, on cherche l’ascenseur, on cherche le pictogramme ensuite on trouve les boutons en braille. Des innovations bien pratiques au service de tous.

Pourtant, c’est pas bien compliquer, de s’ouvrir à la différence, la langue des signes, le braille, les pictogrammes, l’écriture, la lecture font de la  construction de notre savoir, et surtout nous permet de s’informer. La personne handicapée veut être décisionnaire de ses droits, de son avenir.

Je vous apprendrais donc pas grand-chose de plus, la culture commence ou passe aussi par cette connaissance, et bien des adaptations pour le handicap sert aux personnes au quotidien, alors pourquoi dénigrer le handicap. Le temps des handicapés dans les cirques est bel et bien révolu, le handicap fait partie de votre vie, de près ou de loin, ne l’oubliez pas quand vous parlerez à une personne différente !
Et vous, est-ce que vous connaissez des signes courant dans la vie courante emprunter à la langue des signes ? 

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Fondatrice de l’Association Entre4roues,

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