Une maman handicapée

By priscille vigneron

Je suis une maman légitime 

Encore une histoire de légitimité me diriez-vous, mais cet article est une réaction de ma lecture quotidienne sur les groupes. Le dernier article parlais de légitimité dans mon “travail”, voilà que je rebondis sur  une actualité groupesque, la légitimité d’être une maman avec handicap. Et plus largement, qu’on prenne une décision ou un avis, à notre place.

Je suis, donc je vis. En voilà une bonne affirmation. Pour ma part, vous le savez, je suis atteinte ( même si j’ai horreur de ce mot) d’une paralysie cérébrale. Mon corps est plein de contradiction qui l’attire dans le sens opposé de ma volonté. Mon Homme lui, est tri-plégique incomplet, ce qui veut dire qu’il n’a pas la capacité musculaire et de contrôle totale de 3 membres sur 4 ( oui, même handicapés, à la base la nature est bien faite, nous n’avons pas de membre de secours.

“Etre légitime”

Mais alors de quoi te plaint tu toi l’handicapée ?

Pardon je m’égare. Donc dans notre vie, nous avons la chance (Si si si ... Le respect est la c’est une véritable chance) d’avoir une loi, qui stipule que le handicap d’une personne doit être compensé. Nous avons une compensation de prévue possible à l’école, pour le véhicule, une possible aide humaine pour les actes de la vie quotidienne, pour du matériel ( enfin, ça c’est dans les textes ), pour travailler. Mais quidam pour la parentalité ? Que nenni .... L’état accorde une aide financière temporaire pour toute personne ayant un enfant en bas âge, ou voir si plusieurs Mais rien de rien , mais que nenni, même pas une bagatelle pour aider la personne handicapée à vivre son rôle de maman ou de papa. 

Et c’est la que le cliché groupesque arrive, “oui mais oh faut arrêter de vous croire tout dû, moi je suis un homme handicapé, et jamais je ne ferais subir ça à un enfant , faut arrêter assistanat !!”  Ouch, je lis ça, je pose mon téléphone et je répondrais plus tard Voila ma pensée du moment Bah non, je ne répondrais pas sur le groupe, mais sur un article.

Oui, pour moi, j’ai fait ce choix en toute information et conscience, après avis de spécialiste l’hôpital de la SalePetrière ( dernière consultation d’ailleurs, c’est une autre histoire ). Avoir un enfant, c’est prendre la décision en considérant la situation et  cadre de vie, et de santé des deux protagonistes. Je dirais pour moi, la priorité c’est la santé,est ce que le fait d’avoir un mignon bébé dans le ventre ne fait pas prendre des risques à la maman,  est ce qu’on peut prendre l’enfant,

Mais oui qui tu es toi pour juger ?

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La jeune femme ne se plaignais pas, elle disait simplement que nous sommes surveillés de près par les assistantes sociales bien souvent incompétentes dans le handicap, elle disais simplement que le médical est souvent pas bien formé, et que nous devons nous débrouiller. Entendre dire pour ma part “oh putain qu’est-ce que vous êtes spastique” ou ne pas avoir un suivi correct parce que les salles et tables sont inaccessible, en 2018, mince quoi !!. J’ai trop entendu de “moi je ne suis pas inconscient(e) je ne fais pas un enfant avec un handicap” , S’il vous plaît , taisez-vous les rageux, parce qu”on peut être handi et mieux gérer sa parentalité que bien des valides, qui abandonnent, voir  maltraite au quotidien leurs enfants. 

Voila mes amis, demain sera un autre jour, de toute ça faut en sortir du positif, la rage me fait parler, et informer. Et que je vois des centaines d’enfants heureux avec des parents différents parce que le handicap à décider de les accompagner au quotidien, et ca c’est une réelle force de vie mes amis je vous le jure !! 

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Fondatrice de l’Association Entre4roues,

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